Le Dernier Exilé au Japon pour la première fois (épisode 4)

,Après une première nuit, je m’équipas de mon plan, il était 9h, le bureau de Sakura House ouvrait dans 30 min, juste le temps de trainer mes valises là bas…
Sur la route je me demandais où était passé Yasumichi et si il ne m’en voulait pas trop de tout ce retard… toute la ville était nouvelle pour moi, mais je trouvas l’immeuble, les bureaux sont au premier…
Un homme attend dans le hall, appuyé contre un mur, je n’ais pas eu à tenter de l’identifié, il vient vers moi naturellement :
-Thierry san?
- oui c’est moi! Yasumichi san???
En effet, évidemment j’avais dit à Yasumichi san, on avait convenu avant que mon avion ait tant de retard d’aller ensemble au bureau de la guesthouse.
Hier, il m’attendait donc à 15h à l’arrêt de bus de Shinjuku, il m’a attendu jusqu’à 22h! Oui vous ne revez pas il m’a attendu toute l’après midi et toute la nuit, ne me voyant toujours pas arrivé, il décida de dormir dans un capsule et de venir à ma rencontre le lendemain matin, il pensait que si j’étais arrivé j’irais invariablement prendre la clé de ma guest house.
Ce matin là en me levant et en trainant mes valises à travers shinjuku, je pensais que oui après tout je n’étais pas obligé de rester si longtemps au Japon, après tout les japonais se ressemble tous, tout était si différent que tout ce que j’avais connus auparavant? Yasumichi, j’aurais l’occasion de vous en parler, mais pour un correspondant sur lettre que je n’ais eu que pendant 15 jours m’a attendu presque une journée entière à l’arrêt de bus! Le pire c’est que quand je suis sorti du bus il était là! Mais je ne sais pas comment on a fait pour se rater…
Oui les japonais sont différents et surprenants, Yasumichi est un ami, l’amitié à la japonaise ce n’est pas forcément se parler toutes les 2 minutes, on peut parfois ne pas s’adresser la paroles pendant 6 mois, mais être là quand l’autre a besoin de vous et en tout cas quand vous êtes partant pour faire la fête.
L’accueil de Yasumichi et son dévouement pour le parfait Gaijin que j’étais m’avait profondément touché.
Il me conduisit ensuite à un taxi, donna l’adresse au chauffeur et je dis au revoir à Yasumichi, nous nous reverrions prochainement à Nikko, le taxi s’enfonce à travers yoyogi et je me sens remonté à bloc prêt à découvrir et explorer totalement mon nouvel environement celui où je me sentirais comme chez moi.
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