
Dés que je respira l’air de [gmt ls:auto:]Tokyo[/gmt], quelque chose changea… je respirais mieux! Et… je transpirais beaucoup, ma première rencontre avec l’humidité d’un pays au climat aussi changeant que extrème. assis dans le bus contre la fenêtre mon esprit ne pouvait s’empecher que d’être partagé entre l’envie de mémoriser chaque mètre parcouru avec l’inquiétude d’avoir poser un lapin terrible au pauvra Yasumichi qui était certainement rentré chez lui déçu de ne pas m’avoir vu à l’arrêt de bus à l’heure que je lui avait indiqué.
Si l’air était différent, la lumière aussi, c’est difficile à expliquer, mais c’est comme si les batiments, les lampes et tout ce que je voyais avait été construit avec d’autres matériaux, d’autre manière les rendants parfaitements uniques, rendants les immeubles, les lumières et tous les objets, parfaitement uniques. Bon il est vrai qu’on roulait à gauche et que les voiture nous doublaient par la gauche et c’est aussi très impressionnant…. puis après l’autoroute vient la mégalopole, une vile juste incroyable où chaque immeuble à des lumières rouges sur son toit qui battent comme battraient un coeur…doucement, lentement… Certains coin de la ville sont à peine éclairé, quand d’autres le sont de manière outrageuses…
Je ne me faisais pas d’illusion, mais oui si le [gmt ls:auto:]Japon[/gmt] est un pays riche, la plupart de ses habitants sont pauvres et ça se voit, les japonais sont des japonais et pour moi il se ressemble tous! pendant un instant se pose à moi une terrible question : “pourrais je les différencier”?
Je surveille le message lumineux dans le bus qui indique les arrèts, il le fait en lettre romaine (heuresement!) je me demande ce que je vais faire une fois arrivée à [gmt ls:auto:]Shinjuku[/gmt], à plus de 21h, les bureaux de la guest house sont fermés, Yasumichi ne sera pas là et je me retrouverais seul…. le guide à porté de main, je commence à selectionner des hôtels censés se trouver dans les parages… je ne pensais pas à avoir à faire une telle dépense dés la première nuit, mais je n’avais pas trop le choix…
je sors du bus, on me donne les valises, et le bus s’en va….. et voilà, me voilà en plein Shinjulu un jeudi à 22h, seul avec mes 2 valises, pendant 2 minutes je regarde autour de moi, des gens qui marchent, des lumières, des lumières, et un bruit….un bruit assourdissant entre les voix, le son des magasins qui crient leurs promotions, la musque, partout du bruit… mais ce qu’il y a de plus effrayant c’est que rien n’est reconnaissable, je ne peux lire aucun panneau et quand je le peux ils ne veulent rien dire, tout ce que j’entend m’est totalement inconnus, même les étrangers semblent perdu…
Je pris mes valises, d’instinct je me disais que forcément dans ce quartier si lumineux je trouverais un hotel… sans me rendre compte je passais sous la porte où il y avait écrit en japonais “Kabukitcho”…
Des lumières il y en avait! Ne comprenant pas la langue il suffisait de voir les photos devant les portes pour comprendre que j’avais à faire à des clubs pour adultes où l’on pouvait choisir sa compagnie… pas le temps d’étudier ce fait culturel, mes valises pesaient vraiment très lourd je devais trouver un endroit pour me reposer… j’ai rencontrer des hotels, mais le peu que j’ai rencontré me disait à l’accueil que tout était complet… après une bonne demi-heure de veines recherches, je vis des établissements très colorés arboré le mot “hotel”, oui je me doutais bien que c’était des hotels de passe, ou les fameux “love love hotel” au point où j’en étais j’étais prêt à payer cher pour poser mes valises! je rentre dans le hall d’un de ces love hotel, et il arriva à chaque fois la même chose cette nuit : une espèce de grosse “mama san” sortit de l’hotel pour me demander je suppose de “partir”, une autre m’expliqua dans un anglais peu compréhensible que je ne pouvais pas venir “seul” avec autant de “valises”…
je me retrouvas sur la grande place de kabukitcho entre le cinema et les salles de pachinko, c’est là que je croisa mes tout premiers SdF… je ne savais même pas qu’ils en avait au Japon aussi (comme quoi à 21 ans hein
ils avaient l’air propre et pas vraiment aggressif ou quéteur, ils me firent une petite place à coté d’eux sur leur bache en plastique bleu et je me reposa une petite heure avec mes valises sur la place….
Je reprend mon souffe à l’arrêt de bus et me dirige vers les taxis… peu importe le pays quand vous êtes perdu prenez un taxi et tout s’arrange! Enfin c’est ce que je pensais…J’arrive dans un taxi, et c’est aujourd’hui seulement que je réalise que finalement il était bien jeune! d’habitude les taxis ont un certains age, mais celui là devait bien tirer la quarantaine, le coffre s’ouvre automatiquement devant mes yeux ébahis…”cool” puis c’est la porte qui s’ouvre encore toute seule! Fascinné, mais bien décidé à trouver un endroit où passer la nuit…. c’est à ce moment là que la partie “lost in translation” allait commencé….
“this hotel” dis-je tout en pointant du doigt mon guide où il y avait une énorme photo d’hotel avec l’adresse… le taxi avait beau se gratter la tête, il était incapable de lire une adresse en romanji!
Arg, ainsi commença un dialogue hors du commun que tout nouvel arrivant au [gmt ls:auto:]Japon[/gmt] a du connaître un jour…
- take me to an hotel please. dis-je
- nanni?
- hotel!
- homu? doko desu ka?
- hotel, vous savez pour dormir! sleep! tout en dessinant dans les airs un hotel
- sleepu?
- oui sleepu dans un hotel
- a a a a a sleepu…where?
- hotel!!
- hotel?
- yes hotel! take me to an hotel!
- wakarimassen hotel
un frisson me parcouru le dos… comment dit-on hotel en japonais??
vite! mon guide de conversation! hotel, hotel, hotel… un soupir plus tard je repris la conversation :
- hoteRU
- aaaaah hoteRU! ok!
le taxi démarre, un des mots les plus internationale il ne le connaissait pas, pire il ne le connaissait que dans sa prononciation locale, si je n’avais pas eu ce guide (que j’ai toujours) je serais surement encore dans ce taxi! il démarre, ne roule qu’à peine 10 minute et me montre avec le doigt une rue pietonne, il dit : “hoteru, hoteru…” ne voulant pas perdre le premier taxi qui comprend 1 mot qui sors de ma bouche, je sors de la voiture vais à sa hauteur et tente de lui expliquer que je vais voir d’abord si ils ont des chambres de libre et que je reviens tout de suite.
Après les mimes et ces explications le chauffeur me sort “OK!” tout en souriant… je me suis dit, étrange il a tout pigé du premier coup cette fois… par précaution je pris mon sac à dos où se trouvaient papier, argent et ordinateur… je file dans la rue piétonne et… je me retrouva sur la même place où j’étais avec les clochard… grrr… mais, la bonne nouvelle c’est que je réalisa qu’il y avait un hotel sur cette place! avec un nom italien à dormir dehors… je monta les marches 4 à 4 arrive à l’accueil, oui il reste une chambre à 9000 Yens, c’est pas grave je prends…
Je redescend dans la rue pour retrouver mon taxi qui était en double file…et là…. c’est là que je fis mon premier cheveux blanc.
Plus de taxi!!!! il y avait une rangée de taxis devant, moi, je regardais chaque tête de chauffeur, mais j’aurais été bien incapable de reconnaître le mien, restant sur le trottoire pour digérer le fait que faire confiance à un chauffeur de taxi japonais le premier soir avec 2 valises de 20 kilos dans son coffre était peut être une grosse bétise… il est clair qu’il avait rien compris à ce que j’avais dit…
Je restait là à me demander ce que je devrais faire quand une voiture s’arréta devant moi “hello!!” c’était évidemment le taxi, je montas dedans….
“mais où t’étais passé!!” (oui je sais qu’il comprenait rien, mais quelque part ça me rassurait de lui dire ça!)
“I go to buy cigarets, but you, very fasteu!”
Fait incroyable le chauffeur de taxi pensait qu’il aurait le temps d’aller acheter des cigarettes pendant que je visitais les hôtels! je le remercia chaleureusement , lui donna 3000 yens de pourboire (je saurais plus tard que les japonais ne prennent pas de pourboire!)
Un coup de fil à ma famille dans le lobby de l’hôtel, je tente de joindre mon ami Yasumichi, mais pas de réponse… je me retrouve dans une chambre d’hôtel de 15 mètre carré réservé au business man, avec une theiere et un mini frigo, une fenêtre unique donnant sur un coin de mure éclairé…. quelques heures de sommeil et demain l’aventure nippone pourra commencer !
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