Le Dernier Exilé au Japon pour la première fois (épisode 2)

Le visa était là, les baggages étaient là, je suis allé m’acheter la dernière semaine le premier PC portable que j’ai eu dans ma vie, Un Sony Vaio, une espèce de gros machin qui pesait plus de 6 kilos! Si puissante qu’elle pouvait tout faire, de la 3D, du web, de la photo etc… bref le rêve de tout explorateur bien préparé… je revendis ma voiture que j’adorais (une mondeo2 bleu aux vitres teintées), je revendis pas mal de choses pour me lancer dans l’inconnu…
Arrivé à l’aéroport, ma famille me regarde partir avec de grands yeux, il faut dire que aucun d’entre eux ne s’attendaient vraiment à ce que je fasse ce genre de voyages, quelques jours plus tôt, mon frère et ma mère avaient pariés que je reviendrais dans moins de 3 mois… Ma mère n’arrêtait pas de me dire que je pouvais revenir dés que je le souhaitais, même si c’était le lendemain de mon arrivée! C’était mal me connaitre… elle n’aurait certainement pas devinée que c’est elle qui viendrait me voir presque un an plus tard!
la douane, puis l’escalator;.. je fais coucou à ma famille et un de mes clients qui me fît l’amitié de me dire au revoir…. je monte dans l’avion (un qui devait d’abord m’emmener à Paris). L’avion prends de la vitesse, l’aéroport de Montpellier reste derrière, il s’élance jusqu’à quitter le sol… C’est là et seulement là que je compris dans quoi je m’embarquais! 1 demie seconde de panique plus tard , je compris que cette fois cî j’étais en route vers mon destin et que désormais c’est moi seul qui écrirait la suite de l’histoire.
L’arrivée dans Paris se fît sans trop grande difficulté. une navette plus tard et j’étais dans la bonne gare, il faut dire que j’étais très chargé, un sac à dos, deux valises sur roulette, pour un poid totale d’une quarantaine de kilos, après tout il me fallait des vêtements pour tous les temps et des costumes pour le travail…. seulement voilà… je ne savais que le fait que mon avion soit en retard eu été un moment décisif de mon voyage…. l’avion avait des “ennuis”, j’ai commencé à attendre, et attendre, et attendre, c’étaoit un Paris Tokyo direct mais il avait plus de 5 heures de retard! Un détail me direz vous, mais non pas vraiment, mon premier logement serait une guest house, et comme pour toute guest house, pour récupéré les clefs il faut arriver pendant les heures d’ouvertures… ne pas avoir les clés, c’est ne pas pouvoir dormir… ne pas pouvoir dormir c’est le faire dans la rue.
2 semaines avant de partir, je me suis également décidé à aller sur une sorte de forum pour me trouver des “penpal” japonais, vous savez des correspondants, j’avais réaliser que je ne connaissais absolument personne dans ce pays, établir une relation avec des gens vivant sur place pourrait me faciliter la vie… j’ai commencé large, j’ai eus au début une 20taine de correspondants, seulement voilà, ce premier contact avec des japonais aller m’apprendre la particularité que d’entretenir des relations amicales avec eux pouvait être un effort de très long haleine… Enfin au moment de mon départ, mon seul “nouvel ami” restant s’appelait Yasumichi. Je ne savais pas grand chose de lui, si ce n’est qu’il avait dans les quarante ans, qu’il vivait avec son père à coté de Nara, qu’il était guide touristique en tiers temps et également gardien de nuit, il y a des années en arrière il était business man pour une grande société japonaise, il avait de nombreux voyages d’affaire dont en France, depuis il vit nostalgique de cette époque et adore pratiquer son anglais quasi parfait avec tout un tas d’étrangers par email. Yasumichi me promit de m’attendre à mon arrivée à l’arrêt de bus de la navette à Shinjuku pour m’emmener au bureau de la guest house… il m’en a fait la promesse.
Je me disais dans l’avion qu’avec mes 5 heures de retard la pauvre Yasumichi n’all’ait pas m’attendre, encore plus qu’il risquerait de se vexer, mais à l’époque pas de wifi partout, je n’avais plus de téléphone portable et je ne voyais pas comment le prévenir de mon retard certains! “tant pis!” pensais-je, un ami de moins….
Il faut avouer que je savais du Japon que ce que les quelques livres que j’avais lu pouvaient m’apprendre, je venais de finir “stupeur et tremblement” sans trop frémir et mes guide touristique ne semblait que me rappeler que les japonais parlent très mal anglais…. Voyons! je parlais courament 4 langues! Impossible d’échouer!
Les 5h de retards se transformèrent en 8h d’attente, l’avion partit, j’en profitais dans l’avion pour observer mes co-passsagers, 70% d’entre eux étaient japonais, des touristes pour la plupart, vieux, souriants et joyeux… sur une compagnie japonaise comme ANA, on ne parlait pas français! d’abord japonais, puis anglais…. les 30% d’autres passagers? Qui était ce? Et bien des hommes, que des hommes seuls….
L’avion se posa sur le seul de l’aéroport de Narita, c’est la nuit. j’arrive dans un hall, contrôle des passeports et des visas, un coup de tampon, à peine un signe tout va bien….
je descend l’escalador et là un dernier obstacle : la douane. ça avait l’air facile: on met ses valises sur un tapis, le vieux douanier vous pose des questions “non j’ai pas de drogues”"non j’ai pas de k7 porno”"oui je suis un touriste” et voilà!
C’est avec une miette d’appréhension que je m’avance à mon tour… souriant… prêt à dégainer mon “konitchi wa!”.
Je met les valises sur le tapis, le monsieur me regarde, je lui dit “konnitchi wa”, là il me pose des questions totalement incompréhensible, mais je comprends qu’il parle de drogue: je réponds “non” puis il me dit d’autres choses, des trucs qu’il avait évidemment pas dit aux autres avant moi! Je fini pas lui dire lentement en anglais que je n’ais pas compris.
Il me répond dans un anglais très approximativement quelque chose qui ressemblait à :” vous venez un an dans mon pays, et vous ne savez même pas parler ma langue? Ouvrez tout!” dit il tout en pointant frénétiquement mes valises. Voilà c’est mon premier contact avec un japonais.
Après avoir refermé mes valises me voilà dans le hall, il me faut peut de temps pour identifier ce que j’avais vu dans tous mes bouquins : les airports limousine.
Bon je vous rassure, rien à voir avec des vrais limousines! Juste des bus qui vont de l’aéroports jusqu’aux grandes artères et grands hôtels de Tokyo… certains vont à Shinjuku, d’autres Ikebukuro ou encore Ginza ou les hotels de type Prince hotel…. Une fois arrivé au comptoir je compris que je n’avais plus une minute à perdre, c’est le dernier bus pour Shinjuku et la course en taxi de l’aéroport est parait-il hors de prix.
C’est dans un anglais academic, mais tellement accentué que je ne compris quasiment rien que j’achetai un ticket…qui me couta très cher!
ce fût ma première rencontre avec les files d’attentes japonaises… mais vous savez quoi? rien de génant j’étais un garçon très poli, tout le monde me faisait des petites courbettes, je monte dans un bus qui n’a rien de luxueux et lors du départ du bus je me souviens de ces employés qui se courbent au départ du bus comme pour le saluer….On était encore dans la camapgne, mais au loin les lumière de Tokyo brillait, Tokyo m’attendait et la nuit la plus incroyable de ma vie allait commencer….
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Gregory Gautier













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